Le langage de l’acceptation

Ou comment mieux communiquer à nos enfants notre acceptation de leur personne et ainsi leur permettre de s’épanouir et de construire leur propre identité.

Si vous avez lu ma chronique du livre « PARENTS EFFICACES Une autre écoute de l’enfant » du Dr GORDON, vous devez déjà être familiarisés avec ce langage de l’acceptation. Sinon, voici de quoi il s’agit…

Temps de lecture <5 minutes

Le langage de l’acceptation consiste notamment à indiquer à nos enfants que nous les acceptons en tant que personnes à part entière. Il s’agit également de parler de façon constructive plutôt que destructive. Cela peut paraître tout bête, mais vous allez vous rendre compte que ce n’est pas si simple.

Il existe globalement 2 façons de communiquer : verbale et non-verbale.

Communication non-verbale

La communication non-verbale est très importante car elle fait transparaître nos émotions sans même que nous ayons à ouvrir la bouche, et elle peut même parfois nous trahir ou contredire nos paroles. Il peut donc être intéressant de prendre du recul sur notre utilisation de ce langage afin de vérifier que nous nous en servons correctement pour indiquer notre acceptation à nos enfants.

Si je caricature : Dites à votre enfant que vous l’aimez tout en fronçant les sourcils, il y a fort à parier qu’il ne soit pas convaincu…

Gestes, attitudes, etc.

En effet, les messages non-verbaux sont notamment communiqués par les gestes, les attitudes, les expressions du visage, etc. C’est la base de la communication.

Un simple signe de la main pourra, par exemple, être interprété par un enfant comme un signe d’inacceptation ou d’acceptation, selon si la paume est vers l’enfant = « stop », « va-t’en » ou si elle est vers soi = « viens », « approche ». De la même façon, des sourcils froncés sont un signe d’inacceptation alors que des sourcils levés marquent l’étonnement ou l’intérêt.

La non-intervention

La non-intervention est une bonne méthode non-verbale pour montrer à notre enfant que nous respectons sa personne.

En bref, cela consiste à ne pas intervenir dans tout ce que fait l’enfant mais lui laisser le loisir, dès que possible, d’expérimenter. Et ceci en laissant libre cours à son imagination, à sa créativité.

Même si sa méthode nous parait hasardeuse, il est donc conseillé de laisser l’enfant faire à SA manière, se tromper, persévérer et n’intervenir que s’il en fait la demande. Et là encore, lui montrer mais ne pas faire à sa place. Ainsi l’enfant se sentirait reconnu, accepté, valorisé.

L’écoute passive

Ne rien dire peut aussi être une bonne façon de communiquer son acceptation.

En effet, lorsque notre enfant nous raconte un évènement marquant de sa journée ou nous expose un de ses problèmes, il peut être très utile d’user de l’écoute passive afin de lui permettre d’aller jusqu’au bout des choses et de dépasser le simple stade de la narration pour, finalement, mettre des mots sur ses sensations et ses sentiments, voire même trouver une solution à son problème, sans intervention de notre part.

L’écoute passive consiste donc à écouter avec intérêt mais sans intervenir, car si nous intervenons c’est souvent pour donner des solutions à notre enfant ou émettre un jugement, ce qui n’est pas du tout constructif pour l’enfant et même dévalorisant.

Communication verbale

Lorsque nous entrons dans la conversation, car un monologue ne peut pas durer très longtemps, il est donc important de veiller à être constructif et non destructif. Il est, en effet, ici un secret de communication qui fait toute la différence.

La communication constructive

Savez-vous qu’en tant que personnes normalement constituées, vous utilisez régulièrement, notamment quand vous communiquez avec vos enfants, l’une des 12 réponses ci-dessous, qui sont justement celles à éviter si vous voulez garder le dialogue ouvert ?

Les 12 réponses typiques à éviter dans une discussion :

1/Donner des ordres, diriger, commander,

2/Avertir, mettre en garde, menacer,

3/Moraliser, prêcher, faire la leçon,

4/Conseiller, donner des suggestions ou des solutions,

5/Argumenter, expliquer, persuader par la logique,

6/Juger, critiquer, être en désaccord, blâmer,

7/Complimenter, être d’accord, évaluer positivement, approuver,

8/Traiter de divers « noms », ridiculiser, faire honte,

9/Interpréter, psychanalyser, diagnostiquer,

10/Rassurer, sympathiser, consoler, soutenir,

11/Enquêter, questionner, interroger,

12/Esquiver, distraire, faire de l’humour.

 

Eh oui, toutes ces réponses sont des « tue la communication ». Pour s’en rendre compte, il suffit de s’imaginer en train de raconter quelque chose d’important à quelqu’un et s’entendre répondre l’une de ces réponses… Frustrant non ?

Si elles ont cet effet, c’est simplement parce qu’elles contiennent toutes généralement plus d’un sens, plus d’un message, et que celui qui les entend les ressent. Notamment les enfants qui y sont très sensibles et qui pourront alors se sentir jugés, rabaissés, incompris ou même bêtes.

D’après le Dr GORDON, ces 12 types de réponses sont donc celles que nous devons apprendre à ne plus employer à tout bout de champs.

Voyons alors quelles réponses nous pouvons plutôt apporter pour communiquer de manière constructive.

Invitations et simples réceptions

C’est une façon de permettre à l’enfant d’en dire davantage.

Il s’agit, en fait, de marquer son intérêt : « Je vois », « Vraiment ? », « Tu as fait ça ! », « Raconte-moi ! », « Vas-y je t’écoute », voire d’émettre une « sensation » face à ce que nous raconte l’enfant : « On dirait que tu en as beaucoup sur le cœur », « Ça me semble important pour toi », « Tu me paraît contrarié par cette histoire » etc. sans donner aucune opinion, aucun jugement ou sentiment mais, au contraire, laisser l’enfant partager ses idées, jugements ou sentiments personnels. L’inviter à parler. Le laisser s’exprimer.

Mais pour être encore plus efficace dans la communication avec nos enfants, il y a l’ultime méthode…

L’écoute active

Ou comment garder la porte de la parole ouverte.

En bref, l’écoute active permet au parent de vérifier qu’il a bien décodé le message de son enfant avant de lui répondre, afin de ne pas rompre une communication à peine établie, sur un simple malentendu. C’est LE moyen d’éviter des conflits inutiles.

Mais pour vous laisser le temps de potasser ce que nous avons vu ci-avant, je ne développerai cette méthode que dans le prochain article ! 😉

 

J’espère que vous avez trouvé cet article utile.

N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire. Et si vous avez des problématiques à me soumettre pour les suivants, profitez-en, je suis à votre écoute !

A très vite pour un autre article pratico-pratique !

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