Liberté, égalité, fraternité

En cette 60e année de Ve république, ces beaux principes me paraissent bien oubliés.

Rassurez-vous je ne vais pas vous parler de politique, restez avec moi ! Je vais vous parler d’éducation, oui, oui. Et je trouve que ce triptyque en est une bonne base.

Avez-vous remarqué que ces trois mots sont toujours clamés plus fort, mais de moins en moins appliqués ?

Avez-vous vu ces jeunes gens qui, parce qu’ils estiment détenir la vérité, interdisent aux autres d’avoir une opinion différente ; Avez-vous entendu ces enfants qui chahutent leur camarde parce qu’il n’est pas comme eux ; Avez-vous constaté comme nos enfants deviennent individualistes ?

C’est, en tous cas, souvent mon constat quand je regarde autour de moi.

Mais la vraie question, à mon avis, est :

Avez-vous vu leurs parents ?

Eh oui, nos enfants sont notre reflet… Et pas toujours celui du meilleur profil.

Nous pouvons bien nous escrimer à leur expliquer ce qui est bien ou mal, leur apprendre les plus beaux principes et même nous montrer outrés de leurs paroles ou actions. Si l’exemple que nous leur donnons ne correspond pas à ce que nous tentons de leur apprendre, autant arrêter de se fatiguer.

Et non, la méthode « Fais ce que je dis mais pas ce que je fais » n’est pas une méthode efficace ! Je pense en être la preuve vivante… 😉

Ma problématique aujourd’hui est donc de savoir, quel exemple donner à nos enfants ? Et j’y répondrais par le prisme de la devise de la Ve république, inspiration de ces dernières semaines…

Pour moi, la première question à se poser en tant que parents c’est, comme le dit Isabelle FILLIOZAT :

« Qu’est-ce que je veux enseigner à mon gamin ? »

En somme, quel adulte je souhaiterais que mon enfant devienne et qu’est-ce que je veux lui enseigner pour qu’il le devienne ? La patience, la combativité, la gentillesse, l’empathie, la persévérance, la docilité, la concentration, la politesse ? La liste des possibilités est longue et variable.

Une fois l’objectif défini, il n’y a plus qu’à montrer l’exemple ! Et là, on peut vite se rendre compte que c’est plus facile à dire qu’à faire… Mais le principal est de garder cet objectif en tête car cela aide beaucoup à prendre du recul et à adapter notre propre comportement.

Les trois principes suivants sont cependant, à mon avis, assez universels pour que je vous en parle sans complexe.

1/ Liberté

La définition de liberté est large et comprend toutes sortes de variantes. Je m’attacherai ici à parler de la liberté individuelle, celle qui, dans l’absolu, autorise un individu à faire et penser ce qu’il veut. Et je résumerai ce principe en une phrase que j’ai beaucoup entendu dans ma jeunesse et qui explique bien ce que j’aimerai apprendre à mon fils :

La liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres.

Je ne sais pas de qui c’est, mais c’est assez significatif.

Si je n’aime pas qu’on se moque de moi, je ne me moque pas des autres. Si les jouets de mon copain me plaisent beaucoup, ce n’est pas une solution que de lui voler. Si j’aime péter tranquille devant la télé, je ne le fais pas quand il y a quelqu’un avec moi !!!!… Vous avez compris de principe 🙂

Pour moi, ce précepte est un des fondements de l’apprentissage de la vie en société et sûrement le plus important.

2/Égalité

Là encore, plusieurs définitions d’égalité. Mais dans le principe, je prendrai cette définition :

Absence de toute discrimination entre les êtres humains.

Je regarde mon prochain comme mon égal, quelque soient ces différences.

C’est certainement le principe le plus dur à appliquer des trois. Nous sommes tellement formatés à nous différencier, nous comparer et surtout avoir peur de ce que nous ne connaissons pas qu’il faut se faire violence si nous souhaitons montrer un autre exemple à nos enfants.

Alors que les enfants, notamment les plus jeunes, sont tout l’inverse. Ils n’ont pas peur de l’inconnu, ils le découvrent avec plaisir. Ils ne se comparent pas, ils cherchent à comprendre. Ils ne rejettent pas leurs différences, ils s’en enrichissent.

Pour le coup, nous devrions peut-être prendre exemple sur eux…

3/ Fraternité

Ici, j’utiliserai un synonyme, peut-être plus parlant de nos jours :

La solidarité.

L’entretien du lien que nous avons avec les autres membres de l’espèce humaine.

Ce principe a pour but d’expliquer à nos enfants que nous sommes qui nous sommes, mais que nous aurions aussi bien pu être quelqu’un d’autre. Un quelqu’un d’autre bien moins loti, qui aurait sans doute apprécié d’être aidé, secouru, soutenu, aimé ou juste visible, etc. Leur expliquer que le jugement est l’ennemi de la solidarité.

Je ne jugerai pas mon prochain (même si c’est un proche, car on ne connaît jamais vraiment quelqu’un), je ne connais pas sa vie et je ne sais pas ce que je serais devenu si j’étais à sa place.

La solidarité s’accompagne toujours d’empathie. Ce sont donc deux principes qui s’apprennent en même temps.

Là encore, il n’est pas toujours facile de montrer l’exemple. Pour la même raison : notre propre formatage. Mais comme je l’ai dit au départ, en gardant en tête notre objectif, il est possible de modifier de façon significative nos propres comportements. Alors, pour conclure :

Faisons notre possible pour être la personne que nous souhaiterions que notre enfant devienne.

C’est tout pour aujourd’hui, j’espère que vous avez trouvé cet article utile.

N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire. Et si vous avez des problématiques à me soumettre pour les suivants, profitez-en, je suis à votre écoute !

Profitez bien de vos enfants et à très vite pour un autre article pratico-pratique !

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