ON n’est pas NOUS !

On, indéfinissable pronom. On, pronom qui ne dit pas son nom…

Chères lectrices, Chers lecteurs,

Aujourd’hui je vous parle de on, de nous, enfin… du on qui dit nous !

Je m’explique…

Depuis que je suis maman (et que je fais attention à tout ce que je dis), j’ai remarqué, outre l’usage aberrant de gros-mots, à quel point notre façon de parler est incorrecte ou, en tous cas, peut induire en erreur nos enfants dans leur apprentissage de notre belle langue. Ce constat est d’ailleurs confirmé par les étrangers qui apprennent le français !

Ce qui m’est apparu rapidement, c’est cet usage du on à tout va, que ce soit pour dire nous, ils, mais aussi vous, tu et même je ! C’est à n’y plus rien comprendre !

Je me suis donc intéressée de plus près à la question et voilà ce que j’ai ressorti de mes recherches :

On, pronom indéfini ou pronom personnel.

Ancien français home, homme, du latin homo.

Il désigne il, elle, quelqu’un, une personne dont on ne connaît pas l’identité, « quelqu’un »/ « l’homme » en général, l’humanité ou un groupe de personnes auquel on est lié. Tout autre emploi correspond, à priori, au langage familier, souvent utilisé à l’oral mais mal vu à l’écrit.

Pourquoi l’utilise-t-on autant ?

Plus doux à l’oreille il est également le pronom du politiquement correct. Il permet de parler de tout le monde et de personne, de rester neutre. Il est le pronom passe-partout, celui qui nous évite les accords et facilite la conjugaison dans la discussion.

Bientôt, il n’y aura peut-être même plus besoin d’apprendre à conjuguer les verbes, il suffira de connaître la 3e personne du singulier et le tour sera joué !

Espérons qu’on n’en arrivera pas là / que nous n’en arriverons pas là car, si les deux tournures sont ici correctes, la phrase en on n’est, à mon avis, pas des plus jolies.

En outre, les « On est arrivés », « On est contents », « On part demain », etc. sont franchement de l’ordre du familier, à mon sens. Ils remplacent le nous mais sans valeur concrète. Ils font de nous des fantômes. Des Home sans identité. Des Français sans fierté.

Pour ma part, je m’entraîne donc à ne plus employer ce creux pronom à tout bout de champs, notamment devant mon fils. Je réfléchi toujours pour savoir si je peux bien le remplacer par « quelqu’un », « eux et moi » ou encore « nous et les autres » par exemple. Sinon, j’utilise le pronom le plus adapté, nous le plus souvent, bien plus personnel (je sais exactement de QUI je parle).

Exemples concrets :

Nous (ma famille et moi) sommes bien arrivés, mais on n’a pas beau temps (nous et tous les autres vacanciers du coin).

On avait entendu parler de ce film toute la semaine à la radio (nous et tous les auditeurs), mais nous avons été déçus (mon ami et moi)

Et vous, vous en pensez quoi de ce pronom ON ?

On en parle ? 😉

Louane « On était beau » (Nous étions beaux ?) Vidéo YouTube

Partager :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *